Sur quel logiciel écrire ?
Relue et vérifiée le 23 octobre 2026Mise à jour le 23 octobre 2026 : faits revérifiés et sources ajoutées
Sommaire du dossier 9 parties
- 1. LibreOffice : mon chouchou, et j’assume
- 2. Microsoft Word : le mastodonte qui m’agace
- 3. Google Docs : le champion du travail collaboratif
- 4. Scrivener : l’arme des architectes
- 5. WriteControl : l’alternative française, web et fluide
- 6. LaTeX (ça se prononce « latek ») : pour les brutes version nerd
- 7. Pages (Apple) — le minimaliste chic
- 8. Et sur Linux, alors ?
- En résumé : le bon outil ? celui qui te donne envie d’écrire
Tu t’apprêtes à écrire ton roman. Tu veux que ce soit fluide, inspirant, fonctionnel. Et là… vient le moment fatidique : choisir ton traitement de texte.
Un simple outil ? Détrompe-toi. Le logiciel que tu choisis peut devenir ton meilleur allié… ou ton pire cauchemar.
Voici donc un tour d’horizon objectif des meilleurs traitements de texte pour auteurs, avec leurs forces, faiblesses, et ce que j’en pense… en restant objectif, promis.
1. LibreOffice : mon chouchou, et j’assume
Pour qui ?
Les auteurs qui veulent un outil complet, gratuit, personnalisable, et qui n’ont pas peur de prendre 30 min pour apprendre les styles correctement.
✅ Avantages :
- Gratuit, open source, sans abonnement
- Compatible avec tous les formats .doc, .docx, .odt, PDF… Il sait tout lire et sait exporter dans tout format
- Hyper personnalisable : styles, sommaire auto, exports propres ; on peut même rajouter des add-ons développés par la commu
- Stable, fiable, solide, supporte des fichiers lourds
❌ Inconvénients :
- Interface un peu rustique, c’est vrai (mais bon, on n’est pas là pour draguer)
- Nécessite de se former un minimum aux styles pour l’exploiter correctement
- Collaboration à distance un peu plus complexe que Google Docs ou Word
Mon avis :
LibreOffice fait tout ce que Word fait, souvent mieux, et gratuitement. Il faut juste apprendre à l’apprivoiser, et ensuite c’est un pur bonheur d’auteur. Sa gestion des Styles est excellente et permet non seulement une automatisation totale du document, mais aussi une mise en page qui n’a absolument rien à envier à un PAO (logiciel de Publication Assistée par Ordinateur) tel que Adobe InDesign ou Scribus pour mettre en page un roman.
Télécharge gratuitement LibreOffice
Attention : pas mal d’utilisateurs déchantent rapidement avec LibreOffice et témoignent des plantages récurrents du logiciel. Il est important de noter que c’est un logiciel libre, gratuit et open source, et que le site officiel propose 2 versions : la plus récente, avec les dernières fonctionnalités, et une version plus ancienne, éprouvée plus longtemps et donc plus stable. Des préversions de test existent aussi, à éviter pour travailler. Si la stabilité compte avant tout, prends la version la plus ancienne des deux.
2. Microsoft Word : le mastodonte qui m’agace
Pour qui ?
Les habitué·es de Microsoft, ceux qui veulent la compatibilité à tout prix, et les auteurs qui collaborent souvent avec des éditeurs ou correcteurs sous Word.
✅ Avantages :
- Ultra connu, standard dans l’édition traditionnelle
- Outils de commentaires, corrections, révisions efficaces
- Mise en forme professionnelle possible (à condition de connaître les styles !)
❌ Inconvénients :
- Payant (et pas qu’un peu), via abonnement Microsoft 365
- Alourdi, peu intuitif à personnaliser
- Gère parfois l’export comme un cochon (oui, je l’ai dit)
Mon avis :
Oui, ça fonctionne. Encore heureux vu que c’est le plus utilisé. Mais franchement, payer pour un outil qui est à mes yeux moins ergonomique et moins puissant que LibreOffice, ça me hérisse les poils. Mais les faits sont là : c’est le plus utilisé, et on est parfois obligé de passer par cet outil pour travailler avec certains pros.
Ceci n’est qu’un lien de redirection. Il n’y a aucune affiliation, je ne gagne pas d’argent.
3. Google Docs : le champion du travail collaboratif
Pour qui ?
Les auteurs qui bossent à plusieurs, aiment les sauvegardes automatiques, et veulent un outil accessible partout.
✅ Avantages :
- Gratuit, accessible depuis n’importe quel appareil
- Collaboration en temps réel (idéal pour bêta-lecture)
- Historique des modifications, versionnage, commentaires
❌ Inconvénients :
- Mise en forme limitée
- Pas toujours très stable sur les documents longs (d’expérience, il peine à partir de 120k mots…)
- Nécessite une connexion internet (même si un mode hors ligne existe)
- Prudence sur la confidentialité : Google affirme ne pas utiliser le contenu de Docs pour entraîner ses modèles d’IA dans Workspace, mais ses engagements sont moins explicites pour les comptes personnels
Mon avis :
C’est top pour partager un plan, une scène, ou pour coécrire, mais pas pour mettre en page. J’écris personnellement dessus (avec mon téléphone, oui oui) lorsque je n’ai pas accès à mes machines avec LibreOffice.
4. Scrivener : l’arme des architectes
Pour qui ?
Les auteurs qui aiment organiser leur roman en fiches, chapitres, timelines, synopsis, recherches… Un véritable QG d’écrivain.
✅ Avantages :
- Pensé pour les auteurs
- Outil de structuration puissant : dossiers, synopsis, objectifs
- Export personnalisé (.epub, .pdf, .docx…)
❌ Inconvénients :
- Payant (environ 60 $ en achat unique)
- Nécessite tout de même un apprentissage (tu vas passer 3h à le découvrir)
- Pas idéal pour la mise en page finale pro (à exporter vers LO ou Word)
Mon avis :
Un bijou pour structurer, mais peut-être pas l’idéal pour bosser l’édito après l’écriture. Je le recommande pour ceux qui bossent en mode architecte (et pas jardinier).
Ceci n’est qu’un lien de redirection. Il n’y a aucune affiliation, je ne gagne pas d’argent.
5. WriteControl : l’alternative française, web et fluide
Pour qui ?
Les auteurs francophones qui cherchent un Scrivener-like en ligne et intuitif, avec moins de surcharge.
✅ Avantages :
- Webapp gratuite, avec une version premium (rachetée en 2022 par BoD, l’imprimeur à la demande)
- Pensé pour l’écriture de romans : structure en scènes, objectifs…
- Sauvegarde automatique, versionnage
❌ Inconvénients :
- Pas aussi poussé que Scrivener
- Fonctionnalités encore limitées pour l’export final
Mon avis :
Plus simple que Scrivener, plus structurant que Google Docs. Un bon compromis, cocorico.
6. LaTeX (ça se prononce « latek ») : pour les brutes version nerd
Pour qui ?
Les puristes, les matheux, les auteurs qui veulent un contrôle total sur la typographie… ou qui écrivent des essais avec 300 notes de bas de page et des revues plutôt à destination scientifique.
✅ Avantages :
- Mise en page professionnelle irréprochable
- Open source, gratuit
- Inégalable pour les documents techniques, thèses, essais
❌ Inconvénients :
- Nécessite d’apprendre un langage de balisage (oui, comme coder)
- Zéro WYSIWYG (What You See Is What You Get)
- Trop complexe pour la majorité des auteurs de fiction
Mon avis :
À moins d’écrire une thèse sur la magie elfique en 12 tomes, tu peux passer ton tour. LaTeX est un outil ultra puissant, mais l’utiliser dans le monde de la fiction, c’est comme rouler avec une Formule 1 sur une route de ville limitée à 30 km/h !
Si tu veux souffrir à essayer d’installer LaTeX
7. Pages (Apple) — le minimaliste chic
Pour qui ?
Les utilisateurs Apple qui aiment quand c’est fluide, propre et élégant, sans avoir besoin de faire un doctorat en styles.
✅ Avantages :
- Gratuit pour tout Mac / iPhone / iPad
- Superbe interface
- Parfait pour les textes courts, les synopsis ou les documents visuels
❌ Inconvénients :
- Limité pour les gros projets littéraires
- Peu de contrôle avancé sur la structure ou les exports
- Pas toujours simple à convertir en formats pros (Word, PDF propres)
Mon avis :
C’est joli, zen, agréable, simple. Mais dès qu’il faut un export aux petits oignons… Pages rend les armes.
8. Et sur Linux, alors ?
Pour qui ?
Les utilisateurs de Linux, ou les auteurs qui aiment bidouiller leur système comme leur roman.
Quelques options notables :
- AbiWord : ultra léger, compatible, mais très limité
- FocusWriter : pour l’écriture sans distraction (pas de mise en forme)
- Zettlr / Typora : éditeurs markdown puissants pour notes, scènes et export léger
- Joplin : orienté prise de notes, mais très pratique en préparation de roman
Mon avis :
Sous Linux, LibreOffice reste le roi, mais si tu aimes écrire dans un terminal (déjà tu es bizarre), tu trouveras ton bonheur.
En résumé : le bon outil ? celui qui te donne envie d’écrire
Aucun traitement de texte n’écrit à ta place. Choisis selon ton style de travail, ton niveau de maîtrise, et ton besoin (mise en page ? structure ? collaboration ?).
Ma reco perso ?
- Rédaction = Scrivener, WriteControl, Google Docs, LibreOffice, Pages…
- Finalisation = LibreOffice
- Collaboration = Google Docs, Word
- Mise en page professionnelle = LibreOffice (encore, je sais), LaTeX (il est trop puissant)
Mais le plus important : apprends à gérer les styles, quel que soit ton logiciel. Sinon, tu passes à côté de la vraie puissance du traitement de texte. Et en mise en page, c’est un enfer sans ça.
Pièces du dossier
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